MÉDÉE/SANDRE


SÉNÈQUE/SOLENN DENIS

 

LA MÉDÉE DE SÉNÈQUE


Médée, terrible Médée ! Femme coupable, qui trahi son père, tua son propre frère, par amour pour Jason, l’argonaute, pour l’aider à conquérir la Toison d’or. Après dix ans de fuite, d’errance et de passion, Médée et Jason s’installent à Corinthe. Jason, peu à peu gagné par les ans et la maturité, devient plus raisonnable, décide de se ranger. Il s’apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Médée est repoussée aux frontières du royaume, où elle vit avec leurs deux fils et une nourrice. Là, elle est l’étrangère, la fille du roi de Colchide, la barbare et l’exilée. Les habitants de Corinthe la redoutent comme meurtrière et magicienne. Le roi et Jason vont tour à tour venir la visiter avant le mariage, sans doute pour se prémunir d’une éventuelle vengeance. Tous deux auront la faiblesse de lui faire confiance. Le roi, dans un souci de justice et d’humanité, ou bien par lâcheté. Jason, pour d’autres raisons sans doute, peut-être parce qu’elle est la mère de ses enfants. Pourtant, Médée ne pardonnera pas. Elle va tuer encore et encore. Elle va empoisonner la jeune fiancée ainsi que son père, le roi Créon. Et elle va égorger ses propres enfants. Devenant ainsi l’infanticide que l’on sait.





LA MÉDÉE DE SOLENN DENIS


Sandre ce n'est pas elle. Elle n'a pas de nom. Sans doute la bonne quarantaine. Une langue qui tangue. Flot maladroit. Cela sort d’elle comme est sorti le petit tas de chair. La confusion est là, mais la parole se dénude. Elle a tué son enfant. Un de ses enfants. Elle ne comprend pas. Revient sur son enfance. Revient sur ses enfants. Revient sur l’amour. Revient sur la trahison de l’homme. Cherche sa place dans la famille, comme seule au milieu des autres. Perdue, dérivant, au milieu de tous ceux qui n’ont pas voulu voir la détresse, qui se sont aveuglés. Emmêle tout. Cherche. Ne trouve pas. Nous oblige à chercher avec elle. A refaire le puzzle.


« Ce qui est certain c’est que je ne voulais pas faire de la peine aux gens. Mais j’ai tué quelqu’un.

Une fois, j’ai tué quelqu’un, même si je ne suis pas folle. »


Un voyage sous tension dans les blessures de l'âme humaine, dans les chaos d'une vie qui s'est perdue.



SANDRE

Bourse des Journées de Lyon des auteurs

Bourse Beaumarchais théâtre SACD

PUBLIC CONCERNÉ

COLLÈGE - LYCÉE



DURÉE DU SPECTACLE

1h05



BORD DE SCÈNE ARTISTIQUE

DÉBAT AVEC UN PSYCHIATRE

40 mn



INTERPRÉTATION

Lucilla SEBASTIANI

Jean-Paul ROUVRAIS



ADAPTATION / MISE EN SCÈNE

Jean-Paul ROUVRAIS



CRÉATION

SAISON 2017/2018

PISTES PÉDAGOGIQUES


  1. La femme transgressive

dans la littérature


  1. L’affirmation de la femme

dans la société patriarcale

TARIF :


1 190 € jusqu’à 100 élèves

puis 10 € /élève supplémentaire


Débat offert


Déplacement offert en Île de France

LES DEUX OEUVRES