LE MASQUE ET L’OUBLI


CHRISTIAN COUTURE

 

NOTE D’INTENTION




Pour LE MASQUE ET L’OUBLI, nous avons volontairement opté pour une scénographie simple. Cette légèreté dans le dispositif scénique permet une mise en place rapide et une adaptation de la pièce dans presque tous les espaces. Quelques éléments de décors permettent de suggérer un patio. L’unité de lieu et presque l’unité de temps, puisque la pièce se passe dans une même soirée, nous a aussi obligé à penser la lumière dans une forme épurée. Deux éclairages avec juste une variation dans les densités pour signifier le passage d’une scène à une autre et l’entrée ou la sortie de tel ou tel personnage. Quelques notes de musique pour souligner et accentuer les intensités. Enfin, une toile blanche sur laquelle sont projetées des images d’archives introduit le spectateur dans la grande Histoire.



Ce qui nous importe dans ce projet, c’est d’abord de faire entendre le texte et l’horreur qu’a pu être la dictature chilienne. Pour cela, nous avons privilégié la tension entre les trois acteurs. La pièce étant construite comme un polar, ce qui prime, c’est de placer le spectateur au cœur même de cette construction dramatique. Il avance avec la pièce. Il construit au fur et à mesure. Ce qui le fait avancer, ce qui retient son attention, c’est la tension qui progressivement se noue et s’amplifie entre les trois comédiens.



Avec ce projet, plus que du sensationnel, plus que du spectaculaire, ce qui nous importe c’est de faire sentir, c’est la sensation. Nous ne sommes pas dans le Chili de Pinochet et de ses crimes, nous ne pourrons jamais y être puisque ce temps maintenant appartient à l’Histoire, mais nous pouvons, par le théâtre, par des mots, par des images, par de la musique, faire ressentir la violence de ces crimes. Pour ce faire, il est important de ne jamais sortir le spectateur de cette évolution dramatique, il est important qu’il n’y ait jamais Rupture. C’est comme si nous engagions un rapport de corps entre ceux qui regardent et ceux qui jouent, une sorte de corps à corps. Chaque élément de mise en scène vient prolonger, intensifier ce qui a eu lieu. Chaque élément est là pour prendre le relais et emmener le spectateur plus loin. Tantôt c’est le jeu des acteurs, tantôt c’est la lumière, tantôt c’est la musique, tantôt c’est la vidéo. Nous avons pensé la mise en scène comme une sorte de danse, un passage d’un corps à un autre, d’un mouvement à une voix, d’une tension à une autre tension, d’une musique à une image, jusqu’à l’image finale, celle du visage d’une femme figée dans l’Histoire et le temps, qui reste lui, qui ne se défait pas, qui est là comme pour dire que des atrocités ont été imprimées dans des corps, que des atrocités s’impriment encore, toujours, des atrocités qui jamais ne se déferont.




Jean-Paul ROUVRAIS



PUBLIC CONCERNÉ

DE LA 4ÈME À LA TERMINALE


DURÉE DU SPECTACLE

1h15



BORD DE SCÈNE AVEC LES ARTISTES

DÉBAT AVEC ONG PARTENAIRE

40 mn



INTERPRÉTATION


Cyril HÉRIARD DUBREUIL

Jean-Paul ROUVRAIS

Lucilla SEBASTIANI



MISE EN SCÈNE


Jean-Paul ROUVRAIS



CRÉATION


En 2015

TARIF :


1 390 € jusqu’à 100 élèves

puis 11 € par élève supplémentaire


Débat avec ONG offert


Déplacement offert sur Île de France

PISTES PÉDAGOGIQUES


  1. L’histoire du Chili à partir de 1973


  1. Les crimes contre l’humanité


  1. La justice internationale