LE DERNIER JOUR D’UN(e) CONDAMNÉ(E)


VICTOR HUGO

 

2 - DES AUTEURS ENGAGES : HUGO, CAMUS, STENDHAL...



LECTURE ET ETUDE COMPARATIVE DE TROIS TEXTES FORTS :


VICTOR HUGO « Le dernier jour d’un condamné », 1829, chapitre II

Victor Hugo rencontre plusieurs fois le spectacle de la guillotine et s’indigne de ce que la société se permet de faire de sang-froid ce qu’elle reproche à l’accusé d’avoir fait. C’est au lendemain d’une traversée de la place de l’Hôtel de Ville où le bourreau graissait la guillotine pour l’exécution prévue le soir même que Victor Hugo se lance dans l’écriture du Dernier Jour d’un condamné qu’il achève très rapidement. Le livre est édité en février 1829 par l’éditeur Charles Gosselin mais sans nom d’auteur. Ce n’est que 3 ans plus tard (15 mars 1832) que Victor Hugo complète son roman par une longue préface qu’il signe de son nom.

Le chapitre II est une description du procès d’un homme dont on ne connaît ni le nom, ni le crime.


Questions et réponses à développer :

  1. -Pourquoi le condamné est-il surpris à l’annonce du verdict ?

  2. -Pourquoi le condamné empêche-t-il son avocat d’intervenir après l’annonce de la sentence ?

  3. -Quels sentiments ce geste suscite-t-il chez le lecteur ?




ALBERT CAMUS « Réflexion sur la peine capitale »


Paru en 1957, soit donc avant l’abolition de la peine de mort en France, il s’agit d’un essai cosigné par les deux écrivains Albert Camus et Arthur Koestler.

Albert Camus sait que la peine de mort n’a aucun caractère dissuasif.

« La peine capitale, écrit-il, ne saurait intimider d'abord celui qui ne sait pas qu'il va tuer, qui s'y décide en un moment et prépare son acte dans la fièvre ou l'idée fixe, ni celui qui, allant à un rendez-vous d'explication, emporte une arme pour effrayer l'infidèle ou l'adversaire et s'en sert alors qu'il ne voulait pas, ou ne croyait pas le vouloir. Elle ne saurait en un mot intimider l'homme jeté dans le crime comme on l'est dans le malheur. Autant dire alors qu'elle est impuissante dans la majorité des cas. »


Partant de son vécu - il avait raconté plusieurs fois comment, ayant assisté à une exécution capitale, son père en revint malade, pris de nausées ; images qui à l'évidence ont marqué le jeune enfant - Camus défile tous les arguments des abolitionnistes. Il la montre telle qu'elle se pratique à l'intérieur des prisons, sans la présence du public, à la sauvette en quelque sorte ; comme si la société avait honte de tels actes.

Pour lui, c'est surtout la passion qui pousse au crime et la passion est imperméable à toute prise de conscience et peut faire oublier la peur de la mort.


Questions et réponses à développer :

  1. -Sur quoi Camus veut-il attirer notre attention ?

  2. -Quelles différences peut-on souligner entre les mots, la volonté et l’acte ?

  3. -Quelle position donne-t-il à la justice ?




STENDHAL « Le Rouge et le Noir », 1830, Livre second, fin du chapitre XLI - Le jugement


L'intrigue de ce roman a été inspirée à Stendhal par un fait divers dont le dénouement eut pour cadre les assises de l'Isère, son département d'origine. En 1827, Berthet, fils d'un artisan et jeune séminariste a été jugé et condamné à mort pour avoir assassiné en pleine messe son ancienne maîtresse, l'épouse d'un notable qui l'avait engagé comme précepteur de ses enfants.

La fin du chapitre XLI est la prise de parole de Julien Sorel face aux jurés pendant son procès.


Questions et réponses à développer :

  1. -Pour quelles raisons Julien Sorel prend-il la parole ? Que souhaite-t-il obtenir ?

  2. -Quels arguments avance-t-il pour ce faire ?

  3. -Quels sentiments la prise de parole va-t-elle provoquer : sur son auditoire ? Sur le lecteur ?



APRES CE PREMIER AXE DE TRAVAIL AVEC LES ELEVES, L’ENSEIGNANT POURRA PROPOSER UN TRAVAIL D’ECRITURE S’APPUYANT PAR EXEMPLE SUR L’UN DES DEUX CHOIX SUIVANTS :


  1. -Vous êtes juré lors du procès de Julien Sorel (« Le Rouge et le Noir »). Lors des délibérations, vous prenez la parole pour expliquer aux autres jurés les raisons qui vous portent plus vers une condamnation aux travaux forcés ou vers une condamnation à la peine de mort.


- Rédigez un dialogue entre deux personnages : l’un est pour la peine de mort, l’autre est contre. Argumentez les deux points de vue.

PUBLIC CONCERNÉ

DE LA 4ÈME À LA TERMINALE


DURÉE DU SPECTACLE

1h15



BORD DE SCÈNE AVEC L’ARTISTE

DÉBAT AVEC UNE ONG PARTENAIRE

40 mn



ADAPTATION / INTERPRÉTATION


Lucilla SEBASTIANI



MISE EN SCÈNE


Compagnie L’Embellie Turquoise



CRÉATION


Festival d’Avignon 2015



EXPLOITATION À PARIS


Théâtre de L’Essaïon

D’avril à novembre 2016

PISTES PÉDAGOGIQUES

À TÉLÉCHARGER SUR LE SITE


  1. Propositions d’étude de l’oeuvre


  1. Lecture et étude comparative de textes de Hugo, Camus, Stendhal sur la peine capitale


  1. Les discours de Hugo, Jaurès, Badinter

TARIF :


790 € jusqu’à 100 élèves

puis 7 € par élève supplémentaire


Débat avec ONG offert


Déplacement offert sur Île de France

SPECTACLE RÉFÉRENCÉ PAR


ACADEMIE DE PARIS




ONG PARTENAIRES


ECPM (Ensemble Contre la Peine de Mort)


COLLECTIF “LIBÉRONS MUMIA !”




AUTRES ORGANISMES PARTENAIRES


SOCIÉTÉ DES AMIS DE VICTOR HUGO


LES AMIS DU MONDE DIPLOMATIQUE