LE DERNIER JOUR D’UN(e) CONDAMNÉ(E)


VICTOR HUGO

 

4- POURQUOI VOULOIR ABOLIR UNIVERSELLEMENT LA PEINE DE MORT ?



Tous les textes de droit international relatifs à la protection des Droits de l’homme signés et/ou ratifiés par la plupart des nations civilisées reconnaissent l’illégitimité du recours à la peine de mort en tendant vers son abolition universelle.


La peine de mort est une violation du droit de vivre inhérent à toute personne. La justice humaine ou étatique ne peut s’attribuer des prérogatives que nul ne saurait détenir : la vie de tout homme est sacrée ; aucune autorité ne peut voter, juger ou décider de la mort d’un être humain.


En démocratie, nul ne peut prendre la responsabilité de voter la mort d’autrui au nom du peuple, en notre nom, en votre nom...


La peine de mort est irréversible, ainsi, quand l’innocence du condamné à mort exécuté est démontrée par la suite, elle fait de l’État un criminel.


La peine de mort est un « traitement cruel, inhumain et dégradant ». La peine de mort est une double torture : horreur de l’attente de l’exécution qui transforme le condamné en bête sans espoir, horreur de la mise à mort elle-même. Il n’y a pas d’exécution propre : même l’injection létale conduit à des séances de torture et de souffrances inhumaines. Les familles du condamné en sortent traumatisées à vie.


De nombreuses études ont prouvé que la peine de mort ne dissuade jamais les criminels de tuer et n’a aucun effet sur les taux de criminalité. La valeur d’exemple est une illusion pour justifier la vengeance. Le criminel, lui, n'intègre pas les peines qu’il encourt, lorsqu’il décide de tuer, en cas de préméditation ; il pense, il espère plutôt échapper à la justice. Disons-le simplement : « Est-il logique de tuer une personne qui a tué une personne pour lui montrer que tuer une personne est mal ? » ; ou disons-le comme Beccaria (XVIIIe siècle) : « il est absurde que les lois, qui sont l’expression de la volonté publique, qui haïssent et punissent le meurtre devraient elles-mêmes en commettre un et qu’afin de détourner les citoyens du meurtre elles décrètent elles mêmes un meurtre public. [...] la simple idée d’enfermement à perpétuité devrait suffire à elle-même comme moyen de dissuasion, contre l’idée expéditive de la condamnation à mort qui élimine sans corriger moralement ni réinsérer l’ homo criminalis.».


La peine de mort frappe principalement des personnes faibles, généralement sans ressources ni moyen de se défendre et souvent membres de minorités. Elle frappe aussi souvent des opposants aux régimes politiques en place ou encore des femmes décidant de vivre de manière libre et égale aux hommes.


Condamner à mort un individu, c’est considérer que sa réhabilitation personnelle et sociale est impossible et c’est réduire la vie d’un homme à un seul acte qu’il aurait commis. C’est tout le projet de la justice moderne qui est ainsi détruit : « punir et redresser » devient impossible.


La peine de mort n’est pas une décision de justice : elle est un acte de vengeance. Fondamentalement, la peine de mort légitime la violence en l’institutionnalisant. Alors que la justice doit être rendue pour pacifier les relations sociales et les mœurs civiles.


Pour être efficace, la justice doit rester humaine et équilibrée. Les mêmes raisons qui conduisent à l’abolition doivent mener à réfléchir sur les « trop » longues peines d’emprisonnement, sur le sens même de la peine et sur les peines alternatives qui doivent être mises en œuvre, notamment pour protéger la société de criminels récidivistes.

PUBLIC CONCERNÉ

DE LA 4ÈME À LA TERMINALE


DURÉE DU SPECTACLE

1h15



BORD DE SCÈNE AVEC L’ARTISTE

DÉBAT AVEC UNE ONG PARTENAIRE

40 mn



ADAPTATION / INTERPRÉTATION


Lucilla SEBASTIANI



MISE EN SCÈNE


Compagnie L’Embellie Turquoise



CRÉATION


Festival d’Avignon 2015



EXPLOITATION À PARIS


Théâtre de L’Essaïon

D’avril à novembre 2016

PISTES PÉDAGOGIQUES

À TÉLÉCHARGER SUR LE SITE


  1. Propositions d’étude de l’oeuvre


  1. Lecture et étude comparative de textes de Hugo, Camus, Stendhal sur la peine capitale


  1. Les discours de Hugo, Jaurès, Badinter

TARIF :


790 € jusqu’à 100 élèves

puis 7 € par élève supplémentaire


Débat avec ONG offert


Déplacement offert sur Île de France

SPECTACLE RÉFÉRENCÉ PAR


ACADEMIE DE PARIS




ONG PARTENAIRES


ECPM (Ensemble Contre la Peine de Mort)


COLLECTIF “LIBÉRONS MUMIA !”


ACAT


PAX CHRISTI




AUTRES ORGANISMES PARTENAIRES


ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE


SOCIÉTÉ DES AMIS DE VICTOR HUGO


LES AMIS DU MONDE DIPLOMATIQUE

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